Imaginer des gestes-barrières…

Imaginer des gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise.
Article de Bruno Latour, sociologue, anthropologue et philosophe des sciences.

Si tout est arrêté (par la crise du covid-19), tout peut être remis en cause, infléchi, sélectionné, trié, interrompu pour de bon ou au contraire accéléré.
(…)  A la demande de bon sens: « Relançons le plus rapidement possible la production », il faut répondre par un cri: « Surtout pas! » La dernière des choses à faire serait de reprendre à l’identique tout ce que nous faisions avant.
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Ne cherchons pas le Vivant parmi les morts.

L’Eglise comme hôpital de campagne…

Les église vides : un signe et un défi…

Un appel à la réforme: Aujourd’hui le Christ frappe de l’intérieur de l’Église et veut sortir…

Où est la Galilée d’aujourd’hui ?…

A la recherche du Christ parmi les chercheurs…

.             Un texte d’un prêtre tchèque sur l’avenir de l’Eglise (Cliquez)

 

D’autres réflexions sont à lire sur ce site : onglet DOCUMENTATION/Réflexions

 

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Dans le bruissement de l’aube

Dans le bruissement de l’aube
A tâtons entre les branches des arbres du jardin
Les pieds mouillés de rosée
Entre le silence du sommeil et la clameur du jour
Au seuil de la vie
Je me tiens seule, la pierre est roulée
Je m’élance pour tenter de saisir le mystère entredévoilé
Le vide qui dit l’absence, la présence en espérance
Et dans l’intervalle entre les chassés-croisés
Dans l’instant suspendu où le seuil est franchi
Le saisissement
.                                              Texte d’introduction au culte protestant
.                                                            Pâques 2020
.                                                             France 2 TV

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Résurrection

Tu me ressuscites …quand …
Tu t’opposes fermement à mes enfermements
Aux postures rigides qui me laissent pour morte
À toutes les fixations qui pourraient avoir ma peau

Tu me ressuscites

Tu me rends à moi-même quand je m’égare en mimétisme
Tu me rends à la vie quand je collabore avec la mort
Tu me rends le matin quand je m’enfonce
dans une nuit sans retour

Tu me ressuscites

Tu te rends où j’ai réduit ma vie au tombeau
Et tu l’ouvres à ton immensité
En attendant de voir l’incroyable de mes yeux
Le miracle est déjà là
J’irai vivante devant ma  mort
Et elle ne réduira pas la part de toi en moi

.                                        Marion Muller-Collard

.                                       Transmis par José Reding

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Que peut nous dire l’absence de messes dans les églises?

Je me réjouis que l’Eglise, en la personne des évêques, affirme clairement sa solidarité avec l’humanité et le souci d’une vie saine pour tous les hommes.
Ce qui n’a pas toujours été le cas : rappelons-nous la position ambiguë de l’Eglise quand le monde s’est mis à affronter l’épidémie du sida.

Car ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement ma santé personnelle. Si je veux jouer le héros en la mettant en danger, ça ne regarde que moi. Et même pas complètement: le système de santé devra me prendre en charge…
Ce qui est en jeu, c’est aussi la santé des autres.
C’est aussi le respect des soignants : il s’agit de chercher les moyens de ne pas les submerger de travail, un travail aujourd’hui spécialement stressant et épuisant.
Il s’agit aussi de garder la capacité des hôpitaux de soigner dignement toutes les personnes malades, sans devoir en refuser par manque de place.

On l’a vu dans l’histoire, sans mesures efficaces, les épidémies peuvent faire des ravages.
Au moyen-âge, les épidémies comme la peste, ont parfois tué le tiers de la population européenne, pendant que l’Eglise organisait des messes et des processions pour « lutter » contre le virus…

Dans ce monde où l’individualisme fait parfois tellement de dégâts, la redécouverte de l’intérêt commun est important.
Que l’Eglise prenne cela au sérieux par des mesures difficiles à prendre, est tout à son honneur.
Et pour que les mesures soient efficaces, il s’agit qu’elles soient radicales. En cherchant des aménagements, on arrive à des situations ingérables.
Que serait une Eglise qui ferait bande à part en ce qui concerne les mesures prises pour la société, des mesures qui créent bien plus de difficultés à d’autres secteurs qu’à l’Eglise?

S’il y a bien des valeurs évangéliques, ce sont la solidarité et le souci de l’autre.
Quand Jésus dit: “Faites ceci en mémoire de moi”, le “ceci” ne désigne pas seulement le partage du pain et du vin, mais aussi et surtout toute sa manière d’être sur les routes de Palestine, c’est-à-dire le soin de l’autre, le souci que chacun ait la vie et une vie digne en relation avec les autres. C’est ce soin et ce souci que, toute sa vie, il a “partagés” comme du pain qui permet de vivre, comme du vin qui donne de la joie à la vie, quand ils sont partagés avec les autres. Et c’est ainsi qu’il est présence du Dieu de vie, ami des humains. Et c’est « ceci » aussi qu’il nous demande de « faire en mémoire de lui ».
Pour moi, ces mesures actuelles de souci de soi-même et de l’autre, sont ainsi des gestes “eucharistiques”.
L’eucharistie ne se cantonne pas dans le moment précis du partage du pain et du vin dans une église le dimanche matin : elle doit colorer notre vie de tous les jours dans nos rencontres sur nos chemins. Nous sommes ainsi invités à redevenir attentif à « la présence réelle » vécue aussi dans nos partages sur nos chemins (Voir Matthieu 25,31-40).

Dans l’évangile de Pâques de cette année (Mt 28,7), le message de l’ange au tombeau vide est celui-ci: “Vous cherchez Jésus? Il n’est pas ici. Il vous précède en Galilée; là, vous le verrez.”
“Il n’est pas ici”:
Jésus n’est pas toujours là où on croirait le trouver.
Il est en “Galilée”, c’est-à-dire loin du temple et de la ville sacrée de Jérusalem, dans cette région, la Galilée, où se côtoient des populations de toutes sortes.

La situation que nous sommes forcés de vivre actuellement est peut-être aussi l’occasion de se sentir spécialement solidaires de toutes ces personnes qui, en temps ordinaire et toute l’année, ne peuvent pas participer aux messes du dimanche à cause de la maladie ou de l’âge, alors qu’elles le désireraient.
En communion avec ces personnes, nous pouvons user des moyens qu’elles utilisent habituellement : la TV, la radio, internet et les feuillets des messes mises sur ce site.

Jean-François

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L’annonce de la vie

Ce matin, à la radio (le 7 avril 2020 sur La Première de la rtbf), j’entendais un psychologue qui parlait du besoin des rites pour les humains confrontés à la mort.
Par ces rites disait-il, les humains s’adressent à la mort : « Mort, tu es là, mais nous sommes plus forts que toi, tu n’as pas détruit en nous la vie ».
Lors d’un décès, il y a tous les rites des manifestations d’amitié, de condoléances, de paroles échangées et aussi prononcées lors de la célébration, et ensuite le partage autour d’un sandwich où il y a les sourires et même parfois le rire. Toutes sont des manifestations de vie malgré la mort. Et quand tout cela manque, comme dans les circonstances actuelles, ça fait mal.
Aujourd’hui, confrontés à cette situation d’épidémies et de morts, les humains inventent de nouveaux rites: les applaudissements à 20h, les apéros par internet, l’humour dont le coronavirus est le sujet…
Des rites qui veulent signifier « Mort, tu n’as pas le dernier mot ».

(J’espère ne pas trop déformer les dires de ce psychologue dont je ne me rappelle plus le nom).

Il faisait aussi allusion au rite de « l’Angelus ». Chaque midi, la cloche sonne au clocher de l’église, rappelant ce rite ancien de l’Angelus. Auparavant, quand le village entendait cette sonnerie, tout le monde arrêtait ses occupations pendant quelques minutes et se rappelait l’annonce de l’ange (« angelus » en latin) dans l’Evangile de Luc (1,26-38) : L’ange annonce à Marie qu’elle va mettre un enfant au monde. Cette sonnerie est ainsi une annonce quotidienne de la Vie qui vient, envers et contre tout. C’est aussi une invitation à  répondre à cette annonce malgré… malgré la dureté parfois de l’existence, malgré ce qui s’oppose à la vie, malgré la mort. Toute l’existence est parsemée de ces « malgré ».

Désormais, je n’entendrai plus la sonnerie de midi à notre clocher de la même façon…

Jean-François

 

Angelus_Millet

« L’Angelus » peint par Jean-François Millet en 1859.

 

 

 

 

 

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Et tout s’est arrêté…

Voici un beau texte découvert par José Reding qui désire nous le partager :
Lire le texte (cliquez)

 

A méditer aussi :
« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose,
qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
.                                                          Pascal, Pensées, fragment Divertissement, n°4/7

Le plus beau sentiment qu’on puisse éprouver, c’est le sens du mystère.
C’est la source de tout art véritable, de toute vraie science.
Celui qui n’a pas connu cette émotion,
qui ne possède pas le don d’émerveillement ni de ravissement,
autant vaudrait qu’il fut mort : ses yeux sont fermés.

.                                                           Albert Einstein

Seules deux choses sont infinies. L’univers et la stupidité de l’homme.
Et encore, je ne suis pas certain de l’infinité de l’univers.
.                                                          Albert Einstein

 

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